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Réinventer le traiteur chinois en duo : Le pari réussi de Cāntīng, accompagné par Service Compris !


Quitter l'univers des start-ups pour dépoussiérer l'image du traiteur chinois parisien : c'est le défi relevé par Mathilde et Justine. Accompagnées par leur mentor Romain via le programme Service Compris, elles racontent comment elles ont transformé une "madeleine de Proust" en une cantine moderne, responsable et faite maison, où la gestion du bail a été aussi épique que la création de la carte.


Qui se cache derrière Canting ?


Mathilde : Je suis un pur produit de la reconversion. J'ai été directrice marketing dans des start-up pendant dix ans. L'idée de Canting, je l'ai eue il y a trois ans car je suis fan de cuisine chinoise. Je pitchais lors de la première édition de FOODORAMA pour présenter l'idée, mais surtout pour chercher une associée opérationnelle, car je ne me voyais pas ouvrir seule.


Justine: Moi, j'ai toujours bossé dans le Food and Beverage. J'ai travaillé au Groupe Bertrand et dans la food tech. J'étais dans le public à FOODORAMA pour découvrir les pitchs. J'ai été conquise par le projet de Mathilde et je me suis dit que les étoiles étaient alignées pour enfin franchir le cap de la restauration.






Comment décririez-vous le concept "Canting" aujourd'hui ?

"Canting, c'est le traiteur chinois modernisé, remis au goût du jour, avec une offre faite maison, centrée sur la cuisine chinoise." — Mathilde, co-fondatrice de Canting

Mathilde : Le point de départ, c'est ma "madeleine de Proust" : les nouilles du dimanche soir. Le traiteur chinois est une institution, mais l'offre est souvent standardisée. Nous avons vu l'opportunité de créer un "EcoDeli" basé sur trois valeurs : la saveur (respect du goût), le fait-maison (santé/fraîcheur) et l'éco-responsabilité.


Justine : Contrairement aux traiteurs classiques, nous avons une carte hyper réduite, ce qui nous permet de tout cuisiner le jour J et de choisir des produits français (sauf pour l'épicerie sèche). Nous avons gardé l'élément clé du comptoir, mais en modernisant l'ambiance pour que les gens se sentent bien sur place.



Vous avez été accompagnées par Romain, mentor Service Compris. Qu'est-ce que cet accompagnement a changé pour vous ?



Réinventer le traiteur chinois en duo : Le pari réussi de Cāntīng, accompagné par Service Compris !

Mathilde : Nous avons rejoint le programme Accélération pour bénéficier de l'expertise et du réseau, inspirées par la trajectoire de Delhi Bazaar ou Panda Panda. L'apport de notre mentor, Romain, a été un véritable "cadrage". Il nous a aidées à prioriser et nous connecter aux bonnes personnes.











"Dans les périodes de doute sur le local, Romain a dégainé le contact d'avocat spécialisé qui nous a sortis de l'impasse. Sans ce réseau, on ne s'en sortait pas." — Mathilde, co-fondatrice de Canting

Justine : Il nous a aidées à structurer le projet, notamment sur les aspects juridiques du bail qui étaient très complexes. L'échange avec les autres alumni, via le groupe WhatsApp, est aussi crucial : c'est une force immense pour avoir des réponses rapides au quotidien et partager les galères.



Cuisine et Décor : Comment moderniser la tradition ?


Mathilde : C'est une cuisine savoureuse et équilibrée, qui fait voyager en Chine en une bouchée. Pour élaborer la carte, nous avons collaboré avec Sophie Ya, cheffe du restaurant Kitchen Feelling, rencontrée via une photographe culinaire. Le défi était d'adapter sa cuisine gastronomique aux contraintes traiteur (maintien au chaud, emballage).


Justine : Côté décor, nous voulions conserver le comptoir, élément clé du traiteur, mais moderniser l'ambiance. Le lieu se veut chaleureux, avec un papier peint soigné et un bar à sauces, pour que les clients se sentent bien même en déjeunant sur place.



Quel plat rencontre le plus de succès ?


Justine : Le plat qui rencontre le plus de succès est le Porc Hong Shao (poitrine marinée fondante revisitée façon caramel). Les aubergines marinées (soja, sésame, gingembre) sont aussi un best-seller surprenant.



Quels ont été les plus grands défis depuis le lancement ?


Mathilde : Le plus grand défi a été sans hésiter le local : une vente très longue (d'octobre à mai) due à des litiges entre le vendeur et son bailleur. La plus belle surprise ? La fidélité immédiate. Nous avons rapidement atteint 50% d'habitués sur certains services.


Justine : Aujourd'hui, le défi est de développer notre clientèle. Nous avons déjà des habitués (certains viennent tous les jours !), mais il faut aller chercher les entreprises du quartier pour développer l'offre B2B et les plateaux repas.



Justement, quel conseil donneriez-vous à ceux qui veulent se lancer ?


Mathilde : Voyez le projet comme une addition de plein de petites étapes. Quand on se lance, on est un peu paralysé devant l'immensité de la tâche. Il faut déconstruire : je commence par le BP, puis le financement, puis le local....


Justine : Et cadrez votre plan de financement ! Faites-le revoir par des restaurateurs qui ont ouvert récemment, car les coûts bougent beaucoup et il y a pas mal de frais qu'on n'identifie pas au début. Enfin, s'associer est un vrai bonus : quand on est deux, on va plus loin.



Et pour la suite ?


Mathilde : Dans un premier temps, l'idée est de bien faire tourner ce premier emplacement. Mais l'ambition est d'aller loin : d'ici 5 ans, nous aimerions créer une "famille" de Cantings, avec plusieurs petites adresses à Paris, en se développant sereinement.



Cāntīng

📍64 rue Saint Lazare 75009 Paris

🕘 Du lundi au vendredi de 11h45 à 14h45 puis de 18h à 20h30







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