Réinventer la brasserie lyonnaise en duo : le pari réussi de Sauce Poulette, accompagné par Service Compris !
- 2 mars
- 4 min de lecture
Romain et Anatole sont deux amis de longue date qui ont décidé de bousculer la scène gastronomique lyonnaise. Après avoir fait leurs armes dans le conseil et la finance, ils ont surmonté leurs préjugés sur les barrières financières de la restauration pour lancer Sauce Poulette. Leur ambition ? Dépoussiérer les codes de la brasserie locale avec une offre décomplexée, où la tradition rencontre les attentes d'aujourd'hui. On vous laisse découvrir ce duo de choc.
Pouvez-vous vous présenter et nous raconter comment vos chemins se sont croisés ?
Romain : Avec Anatole, on se connaît depuis dix ans. On s'est rencontrés juste après le bac, on a fait la même école de commerce et à Paris, on était tout le temps ensemble. On avait toujours cette ligne conductrice de la gastronomie et de l'envie d'entreprendre. J'ai bossé en conseil à Paris après l'école, puis je suis rentré à Lyon pour être le bras droit de Philippe Florentin, le fondateur du groupe de restauration Flik (Café Comptoir Abel, Chef...).
Anatole : De mon côté, j'étais plutôt sur la partie finance chez Webedia. Au début, on s'était formellement interdit la restauration ! On se disait que ça demandait trop d'argent, qu'il fallait 300 000 euros qu'on n'avait pas. Et puis au bout d'un moment, on a quitté nos jobs, on s'est assis autour d'une table, et on a déconstruit nos préjugés en trouvant une solution à chaque problème.
C'est quoi exactement le projet Sauce Poulette ?
"Sauce Poulette, c'est une brasserie lyonnaise sans chichi où tout le monde trouve sa place." — Anatole, co-fondateur de Sauce Poulette
Anatole : L'idée, c'était de partir des clichés de Lyon. D'un côté tu as les bouchons traditionnels, très carnés, que l'on adore mais où tu ne peux pas manger tous les jours. De l'autre, tu as la haute gastronomie façon Bocuse. Entre les deux, il manquait une offre identitaire lyonnaise qui réponde aux attentes actuelles. Sauce Poulette, c'est une brasserie lyonnaise sans chichi où tout le monde trouve sa place. On y a intégré des options végétariennes, on s'adapte aux saisons et aux régimes de chacun, parce qu'aller au resto aujourd'hui, c'est avant tout vivre une bonne expérience. On incarne une forme actuelle de cuisine lyonnaise, sans s'opposer au reste.
Romain : Et notre vision ne s'arrête pas là, on n'a pas vocation à être "juste" restaurateurs ou chefs. On a une vision de groupe que l'on a appelé "La Saucière". L'idée est de décliner les sauces emblématiques françaises pour donner une vraie identité à nos lieux. Là c'est Sauce Poulette, mais on peut imaginer Sauce Gribiche, Sauce Nantua... Un peu à la manière des déclinaisons de Big Mamma. On a même rigolé en se disant que si on ouvrait un bar, ça s'appellerait Sauce Cocktail !
Entreprendre entre potes, c'est un sujet pour vous ?
Romain : Ce n'est pas un sujet bloquant, mais il faut savoir dans quoi on se lance. Heureusement qu'on est deux, car l'entrepreneuriat fait vivre des hauts et des bas tout le temps. On est très complémentaires : Anatole gère super bien la partie travaux, et moi je suis plus à l'aise sur le marketing et la représentation. Anatole : Exactement. On n'a pas de mal à se dire les choses. Il faut absolument avoir un canal de communication ouvert. C'est comme dans un couple : ce n'est pas forcément simple, mais si tu le fais, tu avances vraiment plus vite.
Pourquoi avoir fait appel à Service Compris ?

Romain : Franchement, je ne sais pas si on aurait ouvert le restaurant si on n'avait pas croisé la route de Service Compris. On a été ciblés sur les réseaux sociaux car on s'intéressait à la food. On a dû monter notre projet et rendre le dossier en trois jours alors qu'on n'en était pas du tout à ce stade ! De fil en aiguille, on a été retenus.
Anatole : Ça nous a évité pas mal de conneries. On a eu la chance d'avoir deux mentors. Au début, Alice nous a apporté une vraie vision opérationnelle pour nous mettre le pied à l'étrier. Ensuite, on est passés avec Julien, dont le profil collait parfaitement à nos enjeux de gestion et de développement de groupe.
"Julien a été un vrai filet de sécurité. Il a challengé notre business plan et garanti la justesse des infos. Surtout, Service Compris a été un outil de réassurance massif auprès des banques." - Anatole, co-fondateur de Sauce Poulette
Arriver en disant qu'aucun des projets accompagnés n'a fermé dans les trois premières années, en plus de mon inscription au CAP cuisine pour légitimer notre démarche, ça change tout dans l'histoire que tu racontes au banquier !
Quel a été le moment le plus difficile depuis le début de l'aventure ?
Romain : L'ouverture, à 100% ! On est ouverts 7 jours sur 7. Quand tu ouvres, ça fait déjà un an que tu bosses à fond sur le projet. On te prévient que les 2-3 premiers mois vont être violents, tu le sais, mais quand tu le vis, l'intensité de la fatigue est impressionnante. C'est vraiment costaud.
Et le meilleur moment ?
Anatole : La levée de fonds. C'est le moment où tout devient concret. Notre levée s'est très bien passée, on a fait des tonnes de rencontres pour parler de notre projet, c'était génial.
Si vous aviez un conseil à donner aux futurs entrepreneurs dans la restauration ?
Romain : Aller dans le détail de tout ce que tu fais. Le succès, c'est une somme de petits détails. Il faut essayer d'être exhaustif, que ce soit la petite attention quand on sert une mousse au chocolat, le nom qui reste en tête, la direction artistique, l'équipe, le financement ou le local. Il y a une quantité énorme de démarches, c'est long, il faut être bien accroché, mais en étant de bonne foi et en préparant tout sur le papier, on y arrive.
📍125, rue de Sèze, 69006, Lyon
🕘 7j/7 Midi & soir
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